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Pourquoi je me sens seul dans mon activité ?

La solitude du travail en solo ne se réduit pas au manque de compagnie. Ce qu'elle produit vraiment, et comment la rompre.

La solitude de l’indépendant ne se réduit pas au manque de compagnie. C’est l’absence de quelqu’un avec qui partager les décisions, les doutes et les réussites, et ce silence agit sur bien plus que le moral. Il pèse sur le jugement, parce que personne ne vient corriger ce que vous voyez de travers. Le modèle des 4 Tempéraments Entrepreneuriaux montre que cette solitude ne coûte pas la même chose à tous. Le Fédérateur, qui recharge ses batteries au contact des autres, s’étiole le plus vite dans l’isolement ; le Diplomate souffre de l’absence de lien ; le Leader et le Perfectionniste la ressentent moins, mais perdent le regard extérieur qui les empêcherait de s’enfermer dans leur propre logique. Travailler seul n’oblige pas à décider seul, et c’est souvent la seconde solitude, pas la première, qui coûte le plus cher.

Trois solitudes différentes

La solitude des décisions : tout repose sur vous, sans personne pour peser le pour et le contre. Le manque de validation : plus personne ne dit que le travail est bon. L'absence de milieu : aucun collègue qui comprend spontanément votre quotidien.

Ces trois manques n'ont pas les mêmes remèdes, et confondre l'un avec l'autre explique que certaines tentatives ne changent rien.

L'isolement déforme la perception

Une difficulté vécue seule paraît objectivement plus grande qu'elle ne l'est. Sans point de comparaison, un mois creux devient un échec, une remarque devient un verdict.

Rompre la solitude n'est donc pas un confort, c'est une manière de préserver la qualité de vos décisions.

Avant

« Ça va, bien chargé en ce moment », alors que le mois est vide.

Après

« Franchement, mois creux et gros doute. Toi, comment tu gères ces périodes ? »

Nommer la difficulté à un pair la ramène à sa taille réelle en quelques minutes.

Recréer un milieu, même minimal

Deux ou trois personnes du même métier, contactées régulièrement, suffisent souvent. Ce n'est pas le nombre qui compte, c'est la régularité et la possibilité de dire ce qui ne va pas.

Un rendez-vous fixe, même court, vaut mieux que des retrouvailles occasionnelles et espacées.

Comment votre tempérament peut vous influencer

La solitude ne pèse pas de la même façon selon les profils.

Certains souffrent très vite du manque de contact. D'autres négligent ce besoin jusqu'à l'épuisement. D'autres s'isolent pour bien faire et se coupent des retours. D'autres n'osent pas déranger.

Le livre montre à chacun comment recréer du lien à sa manière.

C’est précisément ce que développe Entreprendre comme vous êtes : quatre manières de fonctionner, et pour chacune, la façon de vendre, de fixer ses prix, de communiquer et de s’organiser sans lutter contre soi-même.

Vous ne connaissez pas encore votre tempérament ?

Questions fréquentes

Pour aller plus loin

Les espaces de travail partagés règlent-ils le problème ?

Ils traitent bien le manque de milieu, moins la solitude des décisions, qui demande des interlocuteurs de votre métier.

Et si je suis très introverti ?

Le besoin existe quand même, mais sa forme change : des échanges rares et profonds valent mieux qu'une vie sociale professionnelle dense.